Les premières DS dans le Puy de Dôme, par Stéphane, Pierre et le Dr Danche

Les plus fidèles lecteurs de nuancierds connaissent déjà cette page, qui présentait les DS numéros de série 22 et 23.

L'enquête de Stéphane dans les archives du Puy de Dôme continue cette fois, avec les DS millésime 56 vendues ensuite: les numéros 84, 187, 210 et 315.

La 84 a été attribuée en janvier 56 à Antonin Veyret, un inspecteur commercial. D'après le registre elle n'a jamais changé de main!

La 187 a été attribuée à un industriel clermontois en janvier 56, puis revendue dans la Seine en Février 57

La 210 était celle de Francois Michelin (vert printemps d'après la tradition orale, aucune photo dans la famille), revendue en 1962, et hélas déclarée détruite en 1966.

La 315 était celle de Jean Michelin, fils d'André Michelin, frère de Marcel Michelin.

Information formidable, il existe des photos de la numéro 84, issues de ce lien des archives du journal "Le Progrès":
En images. L'actu de la semaine dans le rétro... en 1956

"Quelque chose d'inhabituel provoque l'attroupement de ces passants place des Terreaux... / 11 janvier - Archives Le Progrès"

" .. Citroën vient de sortir un modèle de voiture qui deviendra culte... / 11 janvier - Archives Le Progrès"

".. La DS19 fait ses toutes premières apparitions dans les rues de Lyon / 11 janvier - Archives Le Progrès"

La DS en question est très certainement gris rosé toit bleu turquoise.

Elle a des trompettes de Jericho malgré un toit clair, je vous renvoie à une fameuse enquête du Dr Danche sur le sujet.


Cette voiture a été immatriculée le Lundi 9/01/1956, et ces photos étant publiées dans le Progrès le Mercredi 11/01/1956: on est vraiment sur le tout premier voyage d'Antonin Veyret dans sa DS, d'ailleurs très sale suite à ce voyage.
Quant à l'emplacement des clichés, c'est presque trop facile puisque Le progrès nous la donne: c'est la Place des terreaux (la place de la mairie de Lyon), qui n'est plus un parking.

Les commerces ont bien sûr beaucoup changé, mais le chocolatier Voisin, visible sur le premier cliché, est toujours là (depuis 1897!). Peut-être même était-ce là que s'était rendu Antonin Veyret?